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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 12:46

   Le 14 mars 1590, le roi Henri IV se leve tôt.
   Ayant passé la nuit sur une paillasse a Foucrainville, il va vivre la journée la plus importante de sa vie. Le roi est prêt pour mener bataille. Son armée forte de 8000 fantassins, 2500 cavaliers, 4 canons et 2 couleuvrines est impressionnantes.
   Contre lui le duc de Mayenne et ses 13000 fantassins et 3500 chevaux.
   Les forces sont dispersées sur le plateau de Saint André entre Foucrainville et Epieds. La bataille s’engage et se terminera dans la vallée de l’Eure aux abords d’Ivry qui des siècles plus tard prendra le nom d’Ivry la Bataille.
   C’est au cours de ces combats que le Roi prononcera une phrase capital dans l’histoire de France :
   “Mes compagnons, c’est là qu’il vous faudra réunir ! J’y serai, et si vous perdez vos cornettes ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de la victoire et de l’honneur”.
 A la fin des combats, victorieux mais épuisé, Henri IV s’endort sous un poirier situé au centre de la plaine à quelques kilometres d’Epieds. Pour la postérité, ce sera l’endroit ou eu lieu les combats et où il faudra ériger un monument pour s’en souvenir.
   Le 15 mai 1758, pour commémorer ce souvenir, Louis-Charles de Bourbon, comte d’Eu chargea son géographe Pierre de La Croix d’élever à Epieds une pierre d’un pieds de large sur quatre de haut, entourée de bornes, avec cette inscription : “C’est ici l’endroit de l’ente où se tînt Henri IV le jour de la Bataille d’Ivry, le 14 mars 1590”.
   En 1777, le duc de Penthièvre, alors seigneur d’Anet, achète à plusieurs habitants d’Epieds, 114 perches de terrain dont il forma un emplacement sur lequel il fit élever une pyramide. En creusant, on trouva des racines du poirier sous lequel le roi se reposa, elles furent transportées à Anet. Le monument du comte d’Eu fut mis dans les fondations.
   Cette pyramide surmonté d’une fleur de lys dorée couta 30000Fr.
   A la Révolution de 1789, de crainte que des malfaiteurs ossasent porter leurs mains impies et meurtrières sur ces trophés, le duc de Penthièvre fit enlever le buste d’Henri IV, les fleurs de lys, les ames de France et les inscriptions pour les transporter dans sa demeure d’Anet.
   En 1798, le Directoire fit démolir le monument et vendre le terrain entre le 20 et 25 février.
   Le 29 octobre 1802, Bonaparte, alors premier Consul, fît une visite dans la région. Reçu à Ivry le maire s’adressa à lui : “Général, la ville d’Ivry ne devait jamais s’attendre à vous possedez dans son sein.. Vos exploit lui rappelent ceux d’un héros qui jadis, sut vaincre et pardonner. Vos regards sont dignes des hauts faits qui s’y sont passés et ils laisseront à la postérité le souvenir de deux grands hommes”.
   Ainsi, le premier Consul qui avait déjà en tête de conquérir le trône de France, satisfait d’entendre ces paroles, prit la direction d’Epieds accompagné de sa suite. Il parcourut à cheval de façon attentive les lieux de la bataille se faisant indiquer les positions lors des combats et, s’adressant aux maires d’Ivry et d’Epieds ainsi qu’aux villageois curieux qui regardaient cette scene dans un silence absolu : “Cet emplacement est digne de mémoire, et la pyramide sera réédifiée”.
   Le 24 ctobre 1804, presque deux ans jour pour jour aprèsla visite de Bonaparte sur les lieux, fut posée la première pierre du monument enfin réèdifié.
  

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Published by Richard Buhan
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